Sur le podium de mes jeux favoris : la cueillette d’émotions.
J’aime regarder les gens regarder… Guetter l’arrivée de l’émotion et la cueillir, vite, avant qu’elle ne disparaisse. Elles sont imprévisibles, fulgurantes et hautement contagieuses quand on réussit à les attraper !
La faute aux neurones miroirs, paraît-il. Certains les appellent « neurones de l’empathie » ou même « les neurones Gandhi ». Comme les neurosciences ne sont pas ma spécialité, je ne vais pas vous faire une conférence sur le mimétisme comportemental – non-non, n’insistez pas – mais si ça vous intéresse, vous pourrez écouter les passionnantes explications du Pr Ramachandran. Sinon, vous pouvez aussi juste regarder les photos, et vous laisser contaminer, j’espère !
La Coupe du monde de rugby qui vient de s’achever était une superbe réserve naturelle : il en est passé des dizaines sur les visages des spectateurs : espoir, joie, crainte, stupeur, fierté, colère, jubilation, amusement, exaltation…
Les capturer, c’est aussi la possibilité, peut-être, de les offrir à ceux à qui on les doit, ce serait un juste retour des choses… À nos Bleus magnifiques et à tous les joueurs de cette Coupe, merci !
Au-delà des scores, des victoires ou des défaites, il y a eu surtout le spectacle bienfaisant de ces milliers de spectateurs qui ont vibré au même diapason de ces émotions partagées… ENSEMBLE.
À mes yeux, ça vaut toutes les médailles.